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Erreurs fréquentes

Les erreurs fréquentes en chimie au concours de médecine

En chimie, les points se perdent surtout sur des conditions d'application : une formule juste, appliquée dans un cas où elle ne vaut pas.

Informations officielles vérifiées le 8 juillet 2026

Au concours, une réponse fausse coûte −1/3 de point et une abstention 0 (source : ARES). Les erreurs listées ici ne sont donc pas des détails : chacune transforme un point gagné en un tiers de point perdu.

Pourquoi ces erreurs, et pas d'autres

22,4 L/mol hors des conditions normales, pH = −log C sur un acide faible, Ke = 10⁻¹⁴ à une autre température que 25 °C : la formule est correcte, la situation ne l'est pas. Le tableau périodique est fourni le jour du concours, mais aucune table de conditions ne l'est.

Cette page ne recense pas « des » erreurs génériques trouvées ailleurs. Chaque entrée est reprise mot pour mot de l'encadré « Les erreurs qui coûtent des points » du chapitre de théorie correspondant sur PrépaMed, rédigé en suivant le programme officiel de l'ARES.

Le format est toujours le même : l'erreur telle qu'on la commet, la raison pour laquelle on la commet quand elle est identifiable, puis la manière concrète de ne plus la commettre. Clique sur le nom d'un chapitre pour aller relire la théorie correspondante, gratuitement.

La liste, chapitre par chapitre

51 erreurs recensées, regroupées par chapitre du programme.

Structure de la matière

Revoir ce chapitre
  • Confondre Z et A

    Pourquoi : les deux sont des entiers proches

    Z = protons (identité de l'élément) ; A = protons + neutrons. N = A − Z.

  • Croire qu'un isotope est un autre élément

    même Z ⇒ même élément ; seul le nombre de neutrons (et donc A) change.

  • Penser qu'un ion change de nombre de protons

    un ion gagne/perd des ÉLECTRONS ; Z (protons) est invariable.

  • Utiliser la masse moyenne pour un atome précis

    la masse d'un atome ≈ son A ; la moyenne (ex. 35,5) ne décrit que l'élément, pas un atome.

  • Oublier que λ et E varient en sens inverse

    E = hc/λ : plus λ est petite (bleu, UV), plus l'énergie est grande.

  • Mal compter les électrons de valence

    ce sont ceux de la dernière couche (n le plus grand), pas le total.

Liaisons chimiques et géométrie moléculaire

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  • Confondre liaison polaire et molécule polaire

    Pourquoi : on regarde les liaisons sans la géométrie

    une molécule symétrique (CO₂) peut avoir des liaisons polaires et être globalement apolaire.

  • Oublier les doublets libres dans la forme VSEPR

    ils comptent dans AXₙEₘ et déforment l'angle (NH₃ pyramidale, pas plane).

  • Mettre H comme atome central

    H ne forme qu'une seule liaison (duet) : il est toujours périphérique.

  • Croire qu'une grande EN = charge réelle

    ΔEN donne des charges PARTIELLES (δ±) ; le transfert total (ions) n'arrive qu'au-delà de ~1,7.

  • Compter tous les électrons partagés pour un atome

    dans la charge formelle, chaque atome ne reçoit que la MOITIÉ des électrons de liaison.

  • Confondre liaison (forte) et force intermoléculaire (faible)

    la liaison H est une force ENTRE molécules, bien plus faible qu'une liaison covalente.

Lois des gaz parfaits

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  • Garder la température en °C

    Pourquoi : réflexe du quotidien

    toujours convertir en kelvin : T(K) = T(°C) + 273,15.

  • Mélanger les unités de R

    R = 8,314 → P en Pa, V en m³ ; R = 0,0821 → P en atm, V en L. Choisir un système et s'y tenir.

  • Appliquer 22,4 L/mol hors des CNTP

    ce volume molaire n'est valable qu'à 0 °C et 1 atm ; sinon recalculer avec PV = nRT.

  • Croire que le volume molaire dépend du gaz

    à T et P données, une mole de tout gaz occupe le même volume (Avogadro).

  • Confondre fraction molaire et fraction massique

    la pression partielle suit la fraction en MOLES, pas en masse.

  • Oublier que Boyle/Charles ont des conditions

    Boyle : T constante ; Charles : P constante. Sinon utiliser PV = nRT.

Stœchiométrie et solutions

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  • Modifier les indices pour équilibrer

    Pourquoi : on veut ajouter un atome facilement

    on n'ajuste que les coefficients devant les formules ; changer un indice change la molécule.

  • Confondre nombre d'entités (N) et moles (n)

    n = N/N_A : il y a un facteur 6,022·10²³ entre les deux.

  • Prendre la plus petite quantité comme réactif limitant

    comparer les rapports n/coefficient, pas les quantités brutes.

  • Calculer le rendement avec le réactif en excès

    la masse théorique se calcule à partir du réactif LIMITANT.

  • Mélanger mL et L dans c = n/V

    convertir en litres (1 L = 1000 mL) avant de calculer.

  • Croire qu'une dilution change la quantité de soluté

    diluer n'ajoute que du solvant ; n est conservé, seule C baisse (C₁V₁ = C₂V₂).

Chimie organique

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  • Donner moins (ou plus) de 4 liaisons au carbone

    Pourquoi : erreur de structure de Lewis

    le carbone fait TOUJOURS 4 liaisons (simples/doubles/triples confondues).

  • Confondre aldéhyde et cétone

    aldéhyde –CHO en bout de chaîne ; cétone –CO– à l'intérieur de la chaîne.

  • Confondre amine et amide

    Pourquoi : les noms se ressemblent

    amide = azote collé à un carbonyle (–CO–NH₂) ; amine = azote seul (–NH₂), sans C=O voisin.

  • Appliquer CₙH₂ₙ₊₂ à une molécule insaturée

    cette formule ne vaut que pour les alcanes (saturés) ; alcènes CₙH₂ₙ, alcynes CₙH₂ₙ₋₂.

  • Compter l'oxygène dans le degré d'insaturation

    O n'intervient pas : DI = (2C + 2 + N − H − X)/2.

  • Oublier que des isomères ont des propriétés différentes

    même formule brute ≠ même molécule ; la structure change tout.

  • Croire qu'un alcane réagit par addition

    saturé ⇒ seulement substitution ; seuls les insaturés (alcènes/alcynes) font de l'addition.

Équilibre chimique

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  • Inclure les solides/liquides purs dans K

    Pourquoi : on met machinalement toutes les espèces

    seules les espèces en solution (mol/L) ou gazeuses figurent dans K.

  • Comparer des Ks de sels de formules différentes

    Pourquoi : on croit que petit Ks = moins soluble

    il faut d'abord calculer la solubilité s de chacun (Ks = s², 4s³, 27s⁴…) puis comparer les s.

  • Croire qu'à l'équilibre tout s'arrête

    équilibre dynamique : les deux réactions continuent à la même vitesse.

  • Penser que le catalyseur déplace l'équilibre

    il accélère les deux sens également : K et la position de l'équilibre sont inchangés.

  • Oublier de compter SEULEMENT les moles de gaz pour la pression

    l'effet de pression dépend des moles de GAZ de chaque côté (pas des solides/liquides).

  • Traiter la température comme les autres perturbations

    seule la température change la valeur de K (les autres déplacent l'équilibre sans changer K).

  • Mal placer produits/réactifs dans K

    produits au numérateur, réactifs au dénominateur, chacun puissance son coefficient.

Réactions acido-basiques

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  • Oublier le signe « moins » dans pH = −log[H₃O⁺]

    Pourquoi : on lit le log directement

    le pH est l'OPPOSÉ du log : une grande [H₃O⁺] donne un PETIT pH.

  • Confondre oxyde acide et oxyde basique

    Pourquoi : on oublie de regarder métal / non-métal

    non-métal ⇒ oxyde acide (CO₂, SO₃) ; métal ⇒ oxyde basique (Na₂O, CaO).

  • Raisonner linéairement sur le pH

    l'échelle est logarithmique : 2 unités de pH = un facteur 100 sur [H₃O⁺].

  • Appliquer pH = −log C à un acide faible

    un acide faible ne se dissocie pas totalement : utiliser Ka (pH = ½(pKa − log C)).

  • Confondre « fort » et « concentré »

    fort = dissociation totale ; concentré = beaucoup de moles. Deux notions distinctes.

  • Croire que Ke = 10⁻¹⁴ à toute température

    ce n'est valable qu'à 25 °C (de même pour pH + pOH = 14).

  • Inverser le rapport dans Henderson

    pH = pKa + log([base conjuguée]/[acide]) : la base est au numérateur.

Oxydoréduction

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  • Confondre oxydation et réduction

    Pourquoi : les noms prêtent à confusion

    OIL RIG : Oxydation = perte d'e⁻ (n.o. ↑) ; Réduction = gain d'e⁻ (n.o. ↓).

  • Croire que l'oxydant est oxydé

    l'oxydant CAPTE les électrons : il est RÉDUIT. Le réducteur, lui, est oxydé.

  • Oublier la charge de l'ion dans la somme des n.o.

    la somme des n.o. = la charge totale de l'entité (pas toujours 0).

  • Ne pas équilibrer les électrons avant d'additionner

    multiplier les demi-réactions pour que les e⁻ cédés = e⁻ captés (ils s'annulent).

  • Inverser anode et cathode

    anode = oxydation (− dans une pile) ; cathode = réduction (+). « An-ox ».

  • Se tromper dans ΔE°

    ΔE° = E°(cathode) − E°(anode) ; ΔE° > 0 ⇒ réaction spontanée.

Sources officielles

Le périmètre de la matière et le barème cités sur cette page proviennent des pages officielles de l'ARES.